Fiches individuelles


FIALIN dit FIALIN de PERSIGNY Jean Gilbert Victor
Député, ministre de l'Intérieur, ambassadeur... - Comte puis duc de Persigny, Grand croix de la Légion d'honneur

Naissance : 11 janvier 1808 à Saint-Germain-Lespinasse 42
Décès : 12 janvier 1872 à Nice 06 à l'hôtel de Luxembourg, Promenade des Anglais
Déclaration faite le lendemain à 15h00, par Jacques Auguste Henri, de LAIRE d'ESPAGNY, vicomte, âgé de 40 ans, propriétaire domicilié à Saint-Jérand-le-Puy (Allier), cousin du défunt, et Eugène Georges Henri Célest STOFFEL, âgé de 51 ans, colonel d'artillerie, domicilié à Paris (Seine), non parent du défunt, qui ont signé.
Inhumation : 12 août 1872 à Saint-Germain-Lespinasse 42

Père : FIALIN Antoine Henri Louis Marie ( 1777 - 1810 )
Mère : GIRARD de CHARBONNIÈRES Anne Marie ( 1771 - 1843 )

Union : NEY de LA MOSKOWA Albine Maria Napoléone Eglé ( 1832 - 1890 )
Contrat de mariage : 17 mai 1852 à Paris 75 Maître DAGUIN, notaire à Paris
Mariage : 27 mai 1852 à Paris 75 en l'Hôtel de la mairie du Ier arrondissement (ancien) ( Source )
Furent témoins Armand Jacques LEROY de SAINT-ARNAUD, général de division, ministre de la Guerre, 47 ans, domicilié au ministère de la Guerre, Etienne Félix LAMI, marquis TURGOT, ministre des Affaires Etrangères, 55 ans, domicilé au ministère des Affaires Etyrangères, Marie Louis Jules d'Y de RESIGNY, général de brigade, 68 ans, domicilé Cité Adiot, -, Edgard Henri Napoléon, comte Ney, colonel de cavalerie, aide de camp du Prince-Président, 40 ans, domicilé rue Montaigne, 13, oncle de l'épouse, qui signent.
Mariage religieux : 29 mai 1852 à Paris 75 chapelle de l'Elysée
Registres de Saint-Philippe du Roule, acte n° 66.

Enfants : FIALIN Marie Magdeleine Lyonnette ( 1853 - 1880 )
FIALIN Jean Michel Napoléon ( 1855 - 1885 )
FIALIN Marie Eugénie Caroline Victoria ( 1857 - 1909 )
FIALIN Marie Marguerite Eglé ( 1861 - 1916 )
FIALIN Anne Albine Marie Thérèse Victoria ( 1868 - 1898 )

Note individuelle :
voir sa biographie et son ascendance, ainsi que notre lien de cousinage.

Victor FIALIN se titra lui-même "comte", seul son titre de duc, donné par l'empereur, fut régulier. Les FIALIN descendait d'une longue lignée d'honorables bouchers, selliers ou hôte, devenus notaires et procureurs du Comté de Crémeaux.
La généalogie donné en 1867 par RIVOIRE de LA BATIE dans son Armorial de Dauphiné, sans dates ni lieux exacts, ne peut être considérée comme sérieuse, bien qu'elle remonte à un certain "noble Jacques FIALIN, seigneur de Saint-Michel, nommé châtelain de Vif le 16 juillet 1414". (La bibliothèque de Roanne conserve des lettres de collaborateurs à l'Armorial, précisant comment l'auteur principal manipulait les textes).
La généalogie des FIALIN a fait l'objet, en 1882, d'un document déposé à la Bibliothèque Municipale de Roanne. Après vérification, il comporte une erreur de filiation concernant Jehan FIALIN, qui épousa à Bussy, le 27 janvier 1660, Charlotte MONTILLON; mais leur descendance redevient la même.
Il y a enfin la généalogie dressée par les "Amis de Napoléon III", qui est une aimable fantaisie, sans dates, ni lieux, ni références.
Victor FIALIN avait été arrêté à la suite de la tentative avortée de Boulogne, le 6 août 1840, effectuée par une cinquantaine de personnes. Condamné à 20 ans de détention, il avait été enfermé à la forteresse de Doullens. Mais en 1846, pour raison de santé, il avait été transféré à l'hospice royal de Versailles, où il jouissait d'une semi-liberté qui lui permit de sortir dans la journée, sous réserve de rentrer le soir : "il se tient ainsi au courant des progrès de la cause et entretient avec le prince une correspondance active" (Jules BERTAUT, 1848 et la Seconde République, Fayard, 1937, page 220). En juin, on apprit que Louis Napoléon s'était évadé du fort de Ham, le 25 mai 1846, et avait pu gagner l'Angleterre. Le père de ce dernier, l'ex-roi Louis de HOLLANDE, meurt la même année à Livourne (Italie).
C'est à ce moment que l'abbé THOMAS, aumônier de l'hôpital de Versailles écrivit à l'insu de Persigny, pour demander sa grâce au roi LOUIS-PHILIPPE. Informé de cette démarche à son encontre, quelques jours plus tard, Persigny proteste par écrit au préfet de la Seine-et-Oise. Il est alors transféré à la Conciergerie, dont il ne sortira qu'après le 10 décembre 1848, date de l'élection du Prince-Président.
(source : courriers de Jean-Antoine FORGES des 10 et 19 novembre 1995).

"Comte motu proprio", 1er duc de Persigny (titre conféré par lettres patentes datées de Saint-Cloud, du 7 novembre 1863, décret du 9 novembre de la même année). Elu représentant du peuple par le département de la Loire et du nord (1849), envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Prusse (1850), ministre de l'Intérieur (22 janvier 1852), sénateur (31 décembre 1852), ambassadeur en Angleterre (1855), grand croix de la Légion d'honneur (16 juin 1856), membre du Conseil privé (1er février 1858), ambassadeur en Angleterre pour la seconde fois (1860). Il est aussi grand croix de Saint-Etienne de Hongrie, des saints Maurice et Lazare, d'Italie, du Danebrog au Danemark, Constantinien de Naples, du Medjidie de Turquie, etc...
(source : courriers de Jean-Antoine FORGES).

Créé duc de PERSIGNY par décret impérial du 9 septembre 1863.
Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur semé d'aigles au vol abaissé d'or empiétant sur un foudre du même; aux 2 et 3 d'argent à la bande d'azur, chargée de 3 coquilles d'argent.

FIALIN de PERSIGNY : titre héréditaire de duc de Persigny en faveur de Jean Gilbert Victor FIALIN, comte(3) de Persigny, sénateur, par décret impérial du 9 septembre 1863 et confirmé par lettres patentes du 7 novembre 1863, portant règlement d'armoiries : Ecartelé : aux 1er et 4e, d'azur semé d'aigles au vol abaissé d'or, empiétant un foudre du même; aux 2e et 3e, d'argent à la bande d'azur, chargé de trois coquilles de Saint-Michel, aussi d'argent.
Cette famille FIALIN, orignaire de Saint-germain-Laval (Loire), y est anciennement cité; ...
(3) Il est ainsi dénommé dans le décret impérial du 9 septembre 1863, mais ce surnom terrien et ce titre ne paraissent avoir été consacrés que par ce décret.
Jean Gilbert Victor FIALIN, appelé le vicomte, puis le comte de Persigny, puis duc de Persigny, élève de l'école de Saumur (1826), sous-officier de hussards, représentant du nord à l'Assemblée législative (1849), ministre de l'Intérieur (22 janvier 1852-54 et 24 novembre 1860), ambassadeur de France (mai 1855), sénateur (31 décembre 1852), grand croix de la Légion d'honneur, fut créé duc de Persigny, à titre héréditaire, par lettres patentes du 7 novembre 1863.
Titres et Confirmations de Titres, par A. REVEREND, page 315).

Le père du duc de Persigny habitait, à Saint-Germain-Lespinasse (42), une maison qui est actuellement habitée par madame MARTIN-LAGARDETTE, sa cousine. Le duc est enterré à Saint-Germain-Lespinasse, où il était né; il y a un tombeau convenable. De son mariage avec Eglé NEY de LA MOSKOWA il avait eu cinq enfants : Un fils, le duc Jean de PERSIGNY, mort à l'âge de 21 ans, sans avoir été marié; une fille aînée mariée à Mr GAUTHIER, à Nice, morte sans postérité; une fille, Lyonnette, mariée à Mr FISCHER de CHéVRIERS; morte sans postérité; une fille, Marguerite, mariée au baron de SCHLIPPENBACH, morte à Fontainebleau en 1916, sans postérité; une fille mariée à Mr FRIEDMANN (source : copie du courrier signé P. DUCHON, daté du 19 mars 1924, envoyée par Daniel GUINARD).

Selon Jeanne CARTAN, Jean Gilbert Victor FIALIN fut comblé des faveurs de l'empereur, pour les services qu'il lui avait rendus. NAPOLEON III le nomma d'abord comte, puis duc de Persigny, du nom du village près de Crémeaux qu'habitaient ses parents. Ce fut encore l'empereur qui lui fit épouse Albine Marie Napoléone Eglé NEY de LA MOSKOWA. Au moment de son mariage, le duc de Persigny était ministre de l'Intérieur, de l'Agriculture et du Commerce. Sachant déjà qu'il était comblé des faveurs de l'empereur, il fut cependant disgrâcié par la suite, sur l'insistance de l'impératrice Eugénie, laquelle ne lui pardonnait pas d'avoir combattu son mariage avec NAPOLEON III. Suite à cette disgrace, il vendit son château de Chamarande, et partit à Nice, où il mourut (source : copie du cahier de Jeanne CARTAN sur la famille FIALIN de PERSIGNY).

Voir l'article Le duc de Persigny (1808-1872) et sa famille, dossier historique et généalogique, par Claude LATTA, dans Histoire et Généalogie n° 36, 1991, pages 16 à 47.

FIALIN Jean Gilbert Victor
FIALIN Antoine Henri Louis Marie
FIALIN Antoine Henri
BARREL Pétronille
GIRARD de CHARBONNIÈRES Anne Marie
 
 


                     


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