| Note individuelle
: |
voir sa biographie
et son ascendance,
ainsi que notre lien de cousinage.
Victor FIALIN se titra lui-même "comte", seul son titre de duc,
donné par l'empereur, fut régulier. Les FIALIN descendait
d'une longue lignée d'honorables bouchers, selliers ou
hôte, devenus notaires et procureurs du Comté de
Crémeaux.
La généalogie donné en 1867 par RIVOIRE de LA
BATIE dans son Armorial de Dauphiné, sans dates ni lieux exacts,
ne peut être considérée comme sérieuse, bien
qu'elle remonte à un certain "noble Jacques FIALIN, seigneur de
Saint-Michel, nommé châtelain de Vif le 16 juillet 1414".
(La bibliothèque de Roanne conserve des lettres de
collaborateurs à l'Armorial, précisant comment l'auteur
principal manipulait les textes).
La généalogie des FIALIN a fait l'objet, en 1882, d'un
document déposé à la Bibliothèque
Municipale de Roanne. Après vérification, il comporte une
erreur de filiation concernant Jehan FIALIN, qui épousa à
Bussy, le 27 janvier 1660, Charlotte MONTILLON; mais leur descendance
redevient la même.
Il y a enfin la généalogie dressée par les "Amis
de Napoléon III", qui est une aimable fantaisie, sans dates, ni
lieux, ni références.
Victor FIALIN avait été arrêté à la
suite de la tentative avortée de Boulogne, le 6 août 1840,
effectuée par une cinquantaine de personnes. Condamné
à 20 ans de détention, il avait été
enfermé à la forteresse de Doullens. Mais en 1846, pour
raison de santé, il avait été
transféré à l'hospice royal de Versailles,
où il jouissait d'une semi-liberté qui lui permit de
sortir dans la journée, sous réserve de rentrer le soir :
"il se tient ainsi au courant des progrès de la cause et
entretient avec le prince une correspondance active" (Jules BERTAUT,
1848 et la Seconde République, Fayard, 1937, page 220). En juin,
on apprit que Louis Napoléon s'était évadé
du fort de Ham, le 25 mai 1846, et avait pu gagner l'Angleterre. Le
père de ce dernier, l'ex-roi Louis de HOLLANDE, meurt la
même année à Livourne (Italie).
C'est à ce moment que l'abbé THOMAS, aumônier de
l'hôpital de Versailles écrivit à l'insu de
Persigny, pour demander sa grâce au roi LOUIS-PHILIPPE.
Informé de cette démarche à son encontre, quelques
jours plus tard, Persigny proteste par écrit au préfet de
la Seine-et-Oise. Il est alors transféré à la
Conciergerie, dont il ne sortira qu'après le 10 décembre
1848, date de l'élection du Prince-Président.
(source : courriers de Jean-Antoine FORGES des 10 et 19 novembre 1995).
"Comte motu proprio", 1er duc de Persigny (titre conféré
par lettres patentes datées de Saint-Cloud, du 7 novembre 1863,
décret du 9 novembre de la même année). Elu
représentant du peuple par le département de la Loire et
du nord (1849), envoyé extraordinaire et ministre
plénipotentiaire en Prusse (1850), ministre de
l'Intérieur (22 janvier 1852), sénateur (31
décembre 1852), ambassadeur en Angleterre (1855), grand croix de
la Légion d'honneur (16 juin 1856), membre du Conseil
privé (1er février 1858), ambassadeur en Angleterre pour
la seconde fois (1860). Il est aussi grand croix de Saint-Etienne de
Hongrie, des saints Maurice et Lazare, d'Italie, du Danebrog au
Danemark, Constantinien de Naples, du Medjidie de Turquie, etc...
(source : courriers de Jean-Antoine FORGES).
Créé duc de PERSIGNY par décret impérial du
9 septembre 1863.
Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur semé d'aigles au vol
abaissé d'or empiétant sur un foudre du même; aux 2
et 3 d'argent à la bande d'azur, chargée de 3 coquilles
d'argent.
FIALIN de PERSIGNY : titre héréditaire de duc de Persigny
en faveur de Jean Gilbert Victor FIALIN, comte(3) de Persigny,
sénateur, par décret impérial du 9 septembre 1863
et confirmé par lettres patentes du 7 novembre 1863, portant
règlement d'armoiries : Ecartelé : aux 1er et 4e, d'azur
semé d'aigles au vol abaissé d'or, empiétant un
foudre du même; aux 2e et 3e, d'argent à la bande d'azur,
chargé de trois coquilles de Saint-Michel, aussi d'argent.
Cette famille FIALIN, orignaire de Saint-germain-Laval (Loire), y est
anciennement cité; ...
(3) Il est ainsi dénommé dans le décret
impérial du 9 septembre 1863, mais ce surnom terrien et ce titre
ne paraissent avoir été consacrés que par ce
décret.
Jean Gilbert Victor FIALIN, appelé le vicomte, puis le comte de
Persigny, puis duc de Persigny, élève de l'école
de Saumur (1826), sous-officier de hussards, représentant du
nord à l'Assemblée législative (1849), ministre de
l'Intérieur (22 janvier 1852-54 et 24 novembre 1860),
ambassadeur de France (mai 1855), sénateur (31 décembre
1852), grand croix de la Légion d'honneur, fut
créé duc de Persigny, à titre
héréditaire, par lettres patentes du 7 novembre 1863.
Titres et Confirmations de Titres, par A. REVEREND, page 315).
Le père du duc de Persigny habitait, à
Saint-Germain-Lespinasse (42), une maison qui est actuellement
habitée par madame MARTIN-LAGARDETTE, sa cousine. Le duc est
enterré à Saint-Germain-Lespinasse, où il
était né; il y a un tombeau convenable. De son mariage
avec Eglé NEY de LA MOSKOWA il avait eu cinq enfants : Un fils,
le duc Jean de PERSIGNY, mort à l'âge de 21 ans, sans
avoir été marié; une fille aînée
mariée à Mr GAUTHIER, à Nice, morte sans
postérité; une fille, Lyonnette, mariée à
Mr FISCHER de CHéVRIERS; morte sans postérité; une
fille, Marguerite, mariée au baron de SCHLIPPENBACH, morte
à Fontainebleau en 1916, sans postérité; une fille
mariée à Mr FRIEDMANN (source : copie du courrier
signé P. DUCHON, daté du 19 mars 1924, envoyée par
Daniel GUINARD).
Selon Jeanne CARTAN, Jean Gilbert Victor FIALIN fut comblé des
faveurs de l'empereur, pour les services qu'il lui avait rendus.
NAPOLEON III le nomma d'abord comte, puis duc de Persigny, du nom du
village près de Crémeaux qu'habitaient ses parents. Ce
fut encore l'empereur qui lui fit épouse Albine Marie
Napoléone Eglé NEY de LA MOSKOWA. Au moment de son
mariage, le duc de Persigny était ministre de
l'Intérieur, de l'Agriculture et du Commerce. Sachant
déjà qu'il était comblé des faveurs de
l'empereur, il fut cependant disgrâcié par la suite, sur
l'insistance de l'impératrice Eugénie, laquelle ne lui
pardonnait pas d'avoir combattu son mariage avec NAPOLEON III. Suite
à cette disgrace, il vendit son château de Chamarande, et
partit à Nice, où il mourut (source : copie du cahier de
Jeanne CARTAN sur la famille FIALIN de PERSIGNY).
Voir l'article Le duc de Persigny (1808-1872) et sa famille, dossier
historique et généalogique, par Claude LATTA, dans
Histoire et Généalogie n° 36, 1991, pages 16 à
47.
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