|
Note individuelle
: |
Fils de Gabriel VALLETTE et de Marie VINCENDON.
Ecole des Arts et Métiers à Aix de 1881 à 1884, engagé conditionnel le 1er novembre 1884, ingénieur à l’usine Crozet Fourneyron au Chambon-Feugerolles (Loire) de 1885 à 1887, il est nommé sous-lieutenant de réserve en 1887, ingénieur aux usines Escher-Wys et Cie à Zurich de 1889 à 1893, il a suivi les cours de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich en 1890, 1891 et 1892. De 1893 à mai 1896, il est directeur technique de la Cie de l’Industrie Electrique de Secheron à Genève.
Nommé lieutenant en 1900, capitaine territoriale en 1908, il a fait campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 26 juillet 1915 comme capitaine au 11ème R.A.T. (armée Gouraud), mis en sursis en usine jusqu'à la démobilisation, accompli 35 années de services militaires et civils.
Depuis mai 1896, gérant des Etablissements Binnon Valette & Cie à Rive-de-Gier (Loire), usine passée de 70 à 600 ouvriers.
A lancé la fabrication des bouteilles en acier sans soudure jusque-là détenue par les allemands et dès 1897, grâce à cette initiative, le France devenait maîtresse de son marché intérieur et commençait à exporter.
En 1920, il mettait au point la fabrication des grands réservoirs en acier sans soudure pour haute pression, fabrication restée jusqu’à la guerre le secret des allemands qui, depuis cette date, n’ont plus livré en France et ont perdu leur fourniture à l’étranger, notamment en Belgique et en Suisse.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 20 juillet 1920 (J.O. du 23juillet 1920), en qualité de maître de forges à Rive-de-Gier.
Monsieur VALLETTE est également président de la société des Etablissements Haour Frères de Lyon, des établissements Imbert et Lanet de Saint-Julien-en-Jarez (Loire) et de la Chambre Syndicale de la Métallurgie de Rive-de-Gier, vice-président de la Société de gymnastique de Rive-de-Gier, membre honoraire de sociétés de sport et de secours mutuels. Il a participé, et a été récompensé, à diverses expositions, notamment à Turin en 1911 (Grand Prix de Métallurgie générale classe 107, membre du jury, secrétaire du jury international de l’Industrie sidérurgique classe 108), Gand en 1913 (Grand Prix de la grosse métallurgie classe 64, Grand Prix de Génie Militaire et Maritime classe 121), hors concours et membre organisateur et membre du jury à l'exposition de Lyon en 1914 (Métallurgie générale classe 22), vice-président et membre du jury à l’Exposition Coloniale Internationale de Paris en 1931 (Petite Métallurgie, section métropolitaine, classe 65). Il s’est dépensé sans compter dès le début de l’organisation de l’exposition Coloniale pour amener les industriels de la région stéphanoise à participer à l’exposition et à faire connaître leurs produits dans le domaine colonial.
Médaille d'or de la Mutualité et de l'Education Physique, il est proposé au grade d’Officier de la Légion d’honneur au motif d’ingénieur des Arts et Métiers, maître de forge, administrateur de sociétés métallurgiques, président de la Chambre Syndicale de la Métallurgie de Rive-de-Gier, vice-président de la classe 65 (Petite Métallurgie) et membre du jury de cette classe à l’Exposition Coloniale Internationale de Paris en 1931, chevalier du 20 juillet 1920. Il est promu officier par décret du 21 octobre 1932.
(Source : LH/19800035/574/65262).
Industriel métallurgiste, maire de Rive-de-Gier 11/11/1940 au 30/9/1944, officier de la Légion d'Honneur, président d'honneur du groupe de Rive-de-Gier.
Après de brillantes études à Aix, Michel VALLETTE avait complété sa formation au Polytechnicum de Zurich.
Le hasard de la destinée le conduisit vers 1890 à Rive-de-Gier où il devait, par la suite, contribuer par ses seuls moyens à la création d'une industrie nouvelle dans cette ville. Il eut le mérite et la ténacité de surmonter les difficultés toujours nombreuses d'un début. Ses remarquables qualités d'ingénieur, sa compétence sur tous les sujets, sa rigoureuse honnêteté lui assurèrent bien vite une solide réputation.
Il fut l'un des premiers parmi les constructeurs à s'orienter vers la fabrication des bouteilles à gaz à haute pression et vers celle des châssis automobiles emboutis.
Cette mise au point fut longue, mais elle lui permit d'y associer des collaborateurs de choix rompus à la technique moderne. Entraîneur d'hommes, il forma des équipes de jeunes ingénieurs qu'il marqua de son empreinte. Loyal, aimable, obligeant et courtois, il conquit l'estime et la confiance de tous et jusqu'à la fin de sa vie, il sut conserver une grande jeunesse d'esprit.
Il était de ces chefs qui considèrent leur mission comme inachevée si la place qu'y prend l'homme n'est pas une place de choix.
Aussi n'était-il pas de détresse, de souci, de difficultés auxquels il ne voulût apporter ses soins.
Les jeunes bénéficiaient de ses encouragements et de ses conseils éclairés. Beaucoup lui doivent ce qu'ils sont. La légion de ceux qui restent ses obligés est innombrable.
Ainsi Michel VALLETTE, fut un grand ingénieur, un authentique Gadzarts parce qu'il a pleinement compris que ce qui fait la grandeur et la valeur d'un tel titre, ce ne sont pas seulement de belles réalisations techniques, c'est le don de soi, le dévouement apporté au bien commun.
Il sut le prouver, en particulier, en acceptant la charge de la présidence effective de notre Groupe de Rive-de-Gier durant du très nombreuses années, puis la présidence d'honneur.
L'autorité de ses avis fut alors pour tous une lumière précieuse dans tous les problèmes, avec une charmante simplicité et avec la bonté inlassable et la compréhension profondément fraternelle des hommes qui étaient la marque de sa personnalité et faisaient de lui le plus délicieux des camarades.
Il laisse à tous l'immense bienfait que constitue l'exemple d'une vie qui fut celle d'un grand honnête homme, d'un grand ingénieur et d'un grand cœur.
Nécrologie de Michelle VALLETTE (Aix 1881).
Diplômé des Arts et Métiers d'Aix en 1884, il fonde en juin 1897 une affaire personnelle. Il est, de 1920 jusqu'à sa démission en 1931, administrateur de l'imprimerie et du journal de la Loire républicaine à Saint-Etienne. En 1927, il devient gérant de Brunon, Vallette & Cie.
(Source : voir fichier Geneanet de Charles Duplessis).
|