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Note individuelle
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En 1918, Alban entra au Noviciat des Jésuites de la Province de Lyon. En juillet 1922, il obtint sa licence ès lettres et fut nommé en septembre, pour sa première régence, professeur de rhétorique au Collège de Beyrouth, au Liban. Il y resta jusqu'en septembre 1924.
Le 24 août 1933, Alban fut ordonné prêtre à Lyon (Rhône) et célébra sa première messe le 25 août dans le berceau familial de Veauchette (Loire), assisté par son oncle le père Guillaume de JERPHANION.
En août 1935, le père Alban fut nommé préfet des études au Collège de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ). Il occupa alors, et jusqu'à sa mort, différentes fonctions au sein d'organismes dépendant tous de l'USJ. Il servit en particulier de nombreuses années au sein de l'Ecole Supérieure d'ingénieurs de Beyrouth (ESIB) comme chancelier.
De 1958 à 1965, il fut Recteur de l'Université Saint-Joseph, devenant ainsi l'une des personnalités officielles du pays. Il rejoignit ensuite le Collège de Jahmour, non loin de Beyrouth, comme père-spirituel des terminales, puis comme père-ministre - c'est-à-dire responsable administratif, trésorier et financier.
Le 14 mars 1976, alors que les affrontements avec les Palestiniens dégénéraient en guerre civile, le père Alban accompagna à l'aéroport un vieux Père jésuite impotent qui rentrait en France pour se faire opérer.
Ils furent arrêtés à un barrage volant dans un faubourg de Beyrouth appelé Chyah. Les deux employés, furent gardés en otages, et, comme le père Alban refusait de reprendre la voiture en les abandonnant, les deux prêtres furent forcés à partir à pied. Considérant le vieux Père qui se traînait sur ses béquilles, le père Alban lui dit de l'attendre et se mit seul en marche pour téléphoner à Jahmour et alerter sur le sort des deux employés captifs. De retour auprès du vieux Jésuite et au moment où il se pencha pour l'aider à se relever, le père Alban fut mortellement blessé par une balle reçue dans l'abdomen et tirée par l'un des nombreux francs-tireurs sévissant dans la ville et sa banlieue.
Le père Alban fut inhumé le 19 mars à Jahmour, dans ce Liban où il avait passé plus de quarante années de sa vie. Aimant passionnément ce pays, il sut, tout comme ses confrères jésuites, donner à ses élèves libanais, dès leur plus jeune âge, la France comme patrie intellectuelle.
Il laissa une forte empreinte auprès de la jeunesse libanaise et, en particulier, auprès des nombreux jeunes de l'Ecole d'ingénieurs et de ceux qu'il avait accompagnés spirituellement. Parmi eux, il y eut le père Sélim ABOU, recteur de l'USJ depuis 1995 ; Antoine SFEIR, actuel rédacteur en chef des Cahiers de l'Orient ; ainsi que les frères Amine et Béchir GEMAYEL qui furent tous deux élus Président de la République libanaise.
(Source : http://alban.dejerphanion.free.fr).
Le 14 mars 1976, au paroxysme de la guerre au Liban, le Père de Jerphanion, procureur du collège des Jésuites à Jamhour, accompagnait à l'aéroport de Beyrouth l'un de ses frères jésuites. Celui-ci, presque paralysé, devait partir en France pour y subir une opération chirurgicale. L'infirmier du collège et le conducteur de la voiture étaient avec eux. Ils furent arrêtés par un barrage, dont les gardiens prirent en otage les deux libanais et laissèrent les deux Pères français rebrousser chemin à pied. Le Père de Jerphanion demanda à son compagnon, incapable de marcher, de l'attendre sur le trottoir et partit demander du secours à un couvent de religieuses, situé deux kilomètres plus loin. A son retour vers son compagnon, il se trouva pris sous une averse de balles et fut atteint au ventre. Son compagnon réussit à ramper vers un endroit plus sûr et à demander secours. Le corps du Père fut transporté dans un lieu plus sûr et les deux prisonniers furent rapidement libérés.
Le Père de Jerphanion avait rejoint la Province du Proche-Orient peu de temps après être devenu jésuite. Des postes éducatifs et administratifs importants lui furent confiés. Après avoir enseigné la littérature dans les classes supérieures du collège Saint-Joseph, à Beyrouth en ce temps-là, alors qu'il n'avait que 21 ans, il devint Préfet (= directeur) de ce collège pendant 12 ans (1934-1945). Il fut ensuite Directeur du "Cercle de la Jeunesse Catholique", dont plusieurs des membres devinrent influents et eurent en charge les affaires du pays. Il devint enfin chancelier de la Faculté de Médecine, puis de l'Ecole d'Ingénieurs, et finalement Recteur de l'Université Saint-Joseph (1958-1965). A l'âge de soixante-dix ans, il continua à servir dans le Conseil d'administration de l'Imprimerie Catholique et fut procureur du Collège Notre-Dame de Jamhour jusqu'à sa mort.
Même si le Père de Jerphanion pouvait être d'un abord assez froid pour qui n'avait avec lui qu'une rencontre rapide, sa bonté et sa générosité apparaissaient assez vite. Il était profondément humain, magnanime, toujours prêt à servir, faisant confiance à ses collaborateurs. Son sens du beau et sa remarquable efficacité se sont manifestés tout au long de sa vie, mais plus particulièrement dans la construction des nouveaux bâtiments de l'Ecole d'Ingénieurs, lorsque celle-ci fut transportée sur une colline de la banlieue de Beyrouth.
(Source : http://www.ndj.edu.lb).
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