Le Docteur Aimé Guinard, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu, est mort le 17 juin 1911, à l’âge de 55 ans, des suites de ses blessures, reçues quelques jours plus tôt sur son lieu de travail, à l’Hôtel-Dieu, alors qu’il devait présider en septembre de cette même année 1911, la section chirurgicale du Congrès de la tuberculose de Rome. Que s’est-il passé ???
Avant de dérouler le film des événements qui aboutirent à la mort de ce médecin réputé, estimé de ses confrères, et apprécié de ses élèves, nous allons étudier un peu la vie et la carrière de cet homme, puis nous verrons les faits proprement dits.
Mais revenons
à Aimé qui, après
de brillantes études à Saint-Etienne, où il
obtient son baccalauréat, et aussi
la médaille d’or de dessin de la ville, effectue deux ans
de stage dans la
pharmacie paternelle. Un ami de son père, le docteur Riembaut,
chirurgien de
l’hôpital de Saint-Etienne, qui se faisait aider par
Aimé qui suivait le
service, avait remarqué ses aptitudes médicales. Ce
médecin conseilla à la
famille d’envoyer ce jeune étudier à Paris. Le
docteur Ducom, pharmacien de
l’hôpital Lariboisière à Paris, encouragea la
famille dans cette voie. Il
"monte" donc à Paris en 1875, à 22 ans, pour
étudier la Médecine.
Selon le docteur Rochard, qui fit une éloge du docteur
Aimé Guinard dans la
France Médicale, sur le quai de la gare sa famille attendait
très émue le
départ du train, Aimé prit une feuille de son carnet et
la leur jeta après y
avoir écrit « voici mon adresse dans 30 ans : Docteur
Guinard, chirurgien de
l’Hôtel-Dieu à Paris ». A l’occasion de
la leçon d’ouverture de son cour de
clinique annexe, Aimé, devenu chirurgien racontait cette
anecdote en disant «
il y a tout juste 30 ans que se passait cette petite scène de
famille, et voilà
réalisé le rêve fou de ma jeunesse ».
Il est reçu au concours d’externe
des hôpitaux en 1877 et, travaillant avec acharnement, il
n’aura besoin que de
deux années d’externat pour être reçu au
concours d’interne des Hôpitaux de
Paris en 1879. De 1880 à 1883, Aimé effectue son internat
dans les services du
docteur Verneuil, à l’hôpital de La Pitié,
puis dans ceux du docteur Tillaux, à
l’hôpital Beaujon, deux chirurgiens qui eurent une
très forte influence sur
lui, et dont il parlait toujours avec respect et admiration. En 1881,
il est
aussi aide d’anatomie à la Faculté. Il soutient sa
thèse de doctorat sur
"le traitement de la pleurésie pulmonaire", et est aide
d'anatomie à
la Faculté en 1884. Son internat terminé, on le retrouve
de nouveau à La Pitié
pour son clinicat, en tant que chef de clinique chirurgicale à
la Faculté, de
nouveau dans les services du docteur Verneuil en 1886.
Ayant pris l’habitude d’écrire toutes les semaines
à ses
parents, depuis qu’il était à Paris, Aimé
leur écrit vers cette époque : « Quel
métier que celui de médecin, comme on entre dans le
cœur des familles ! Comme
il faut être honnête et comme on pourrait faire du mal si
l’on n’était pas
invulnérable quant à la conscience ! Ah ! je vous assure,
mon cher père, que
les principes sévères que vous nous avez inculqués
ne sont pas de trop, pas
plus que la droiture dont vous nous avez imbibés ! ».
Cette façon de penser
nous donne une idée de la très haute opinion qu’il
se faisait de son métier de
médecin.
Cette même année 1886, il épouse le vendredi 7 mai,
à 13h30 à
Paris (6ème), Marie Eugénie Augustine Sénac, sans
profession, fille du docteur
Hippolyte SÉNAC, ancien interne des Hôpitaux de Paris, et
de Perrette Marie
Antoinette Joséphine Tixier. On retrouve d’ailleurs, parmi
les témoins de ce
mariage, Aristide Verneuil, docteur en médecine, officier de la
Légion
d'honneur, et André Chantemesse, docteur en médecine. De
cette union naîtront
quatre enfants (Jeanne Marie Joséphine, en 1887, Paul
Aimé Joseph, en 1889,
Jean Paul Eugène, en 1891, et Germaine Julie Henriette, en
1894). Mais seules
ses deux filles vécurent et devinrent toutes deux religieuses.
En 1889,
Aimé Guinard termine
son clinicat. Bien qu’il ait entendu un des membres du jury du
concours dire de
lui « celui-là ne sera jamais chirurgien des
Hôpitaux », il s’obstine
dans son travail et, en 1892, il est nommé chirurgien des
hôpitaux, comme
assistant du docteur Peyrot. A partir de 1899, il dirige successivement
les
services de chirurgie des hôpitaux d'Ivry, de Bicêtre, de
la Maison Municipale
de Santé Dubois à Paris, de l'hôpital Saint-Louis,
puis enfin en 1906 le
service de chirurgie de l'Hôtel-Dieu. Selon la lettre du docteur
Guillaume,
c’est là qu'il donna sa première leçon du
cours annexe de propédeutique
(signifiant préparatoire) chirurgicale.
Aimé Guinard
était un esprit
novateur et n’hésitait pas à aborder les domaines
les plus délicats de la
chirurgie, mettant même une certaine "coquetterie" à
enlever un
fibrome en quelques minutes, afin de diminuer les risques
d’infection. Il fut
aussi un précurseur de le pylorectomie en France (la
pylorectommie est
l’ablation partielle ou totale du pylore, orifice de sortie de
l'estomac), et
publia ses travaux sur le traitement des anévrismes du cou par
la méthode de
Brasdor (l’anévrisme est la dilatation localisée de
la paroi d'une artère
provoquant l'apparition d'une hernie, et Pierre Brasdor était un
chirurgien
français du XVIIIème siècle qui inventa une
méthode de traitement des
anévrismes qui porte son nom), ou la ligature de la carotide
primitive. Par la
suite, il s’intéressa à la chirurgie abdominale, et
fit paraître un volume sur
le sujet, dans le traité de Le Dentu et Delbet, empreint
d’une certaine
originalité, dans lequel il attribuait certaines fausses-couches
et grossesses
extra-utérines à l’inflammation de
l’appendice, ce qui pour l’époque paraissait
impensable. On ne peut oublier ses travaux sur les pancréatites,
qui sont à
l’origine de la connaissance, du traitement et du diagnostic de
ces maladies.
On peut dire aussi qu’il est à l’origine de la
vulgarisation de la chirurgie de
l’estomac en France.
Aimé publia d’importants travaux
tels : Comparaison des organes
génitaux de l’homme et de la femme (en 1866), du meilleur
mode de traitement de
la pleurésie purulente (en 1884), un traité chirurgical
du cancer de l’estomac,
gastrectomie, gastro-entérostomie, opérations diverses
(en 1892, suite à une
séjour en Autriche et en Suisse en 1890, où il
étudia cette maladie avec les
médecins locaux), les hernies gangrenées, les
anévrismes de la base du cou, le
traitement du cancer utérin par le carbure de calcium. Il fait
en outre de
nombreuses communications au Congrès de Chirurgie, notamment sur
le cancer de
l’estomac, et les ligatures artérielles dans les
anévrismes.
Mais les dernières années de sa vie, ce qui semblait le
motiver
le plus, c’était l’enseignement qu’il
apportait à ses élèves tous les matins.
Ses cours attiraient de nombreux auditeurs, à qui il disait
« il faut traiter
les malades avec une douceur et une patience de mère. Le
chirurgien bourru et
brutal ne doit plus exister » et ajoutait « je ne vous
ferai pas l’injure de
parler de dévouement, de bienveillance, de charité, de
bonté ».
Le
docteur Aimé Guinard,
outre son métier de chirurgien, fut Président du Syndicat
des Médecins de la
Seine, Vice-Président de la Société Anatomique (en
1896), Secrétaire Général de
le Société Française de Chirurgie,
Secrétaire de Rédaction du Bulletin Général
de Thérapeutique où il publia de nombreux articles.
Vers 12h30, le 12 juin 1911, le professeur Guinard vient de terminer la visite quotidienne de ses malades à l’Hôtel-dieu, où il est depuis cinq ans directeur de la clinique chirurgicale. Accompagné de ses deux internes, messieurs Séguinot et Nigignac (ou Ségunot et Mignimac, selon les sources), il descend tranquillement l’escalier qui donne accès à la cour d’honneur. Une sage-femme, Madame Fremendity, vient l’aborder pour lui demander quelques conseils d’ordre professionnel, et lui recommander une malade de son service, à laquelle elle s’intéresse particulièrement. Le professeur Guinard s’arrête quelques instants et lui répond, lui promettant de s’occuper de cette patiente. Le médecin et ses assistants repartent et longent la colonnade qui aboutit à la porte donnant sur le parvis de Notre-Dame, où se trouve la voiture du docteur Guinard. De derrière une des colonnes surgit un homme, qui vient à la rencontre du groupe. Celui-ci brandi soudain un revolver ! Une détonation retentit, aussitôt suivie de quatre autres. Le docteur Guinard, touché de quatre balles tirées à bout portant, chancelle…, puis s’écroule, grièvement blessé !
Les deux assistants,
aidés par
deux brancardiers se précipitent sur le tireur et le
désarment sans difficulté.
Pendant ce temps, le malheureux docteur Guinard est transporté
dans la salle
d’opération de son service de chirurgie, la salle
Saint-Côme, où les premiers
soins lui sont prodigués. Aussitôt, l’état du
blessé est jugé très grave. Les
coups de feu l’avaient en effet atteint au niveau de
l’abdomen et aux reins,
selon le rapport de Police, le bulletin des médecins
intervenants notant des
plaies pénétrantes multiples à l’abdomen.
Vers 13h00, devait se dérouler à
l’Hôtel-Dieu un examen de clinique chirurgicale. Deux
chirurgiens éminents
étaient donc présents, le professeur Rochard, de
l’Hôpital Saint-Louis, et le
professeur agrégé Pierre Duval, de
l’Hôtel-Dieu, tous deux membres du jury pour
cette épreuve. Immédiatement
avisés du drame qui
venait de se produire, ils accourent au chevet du blessé et,
assistés du
docteur Ombredanne, peuvent pratiquer les opérations
nécessaires, bien que très
délicates, une heure plus tard à peine, et donc avant
qu’une grave infection
n’ait pu se développer.
Doté d’un grand sens clinique, le docteur Guinard
s’était fait
une idée exacte de son état. Il se savait les reins
malades et l’avait
d’ailleurs confié à son ami le professeur Rochard,
qu’il avait lui-même désigné
pour l’opérer, lui disant « Fais-moi une grande
incision, explore bien tout
l’intestin et souviens-toi que les perforations intestinales sont
toujours en nombre
pair ». Puis, tout à fait conscient de la gravité
de son état, il ajoutait «
C’est toi qui me remplacera dans mon service de
l’Hôtel-Dieu ».
Assisté du professeur Duval, le docteur
Rochard pratique une
laparotomie (opération qui consiste à ouvrir
l’abdomen. Son but est le
diagnostic ou la thérapie.). L’intestin grêle est
perforé en six endroits. Une
intervention permet de suturer ces blessures et de lier des vaisseaux
importants telle l’artère colique (qui se rapporte au
colon) droite supérieure.
Mais une balle a littéralement « labouré » un
des reins, et une anurie
(diminution du volume urinaire en dessous de 100 ml par jour chez
l'adulte,
entraînant donc un empoisonnement progressif par les toxines qui
ne sont plus
éliminées) survint immédiatement après
l’opération. Les médecins et ses
internes ne quittèrent pas le docteur Guinard d’une minute
et tentèrent tout ce
qui était humainement possible pour sauver leur ami ou leur
maître. Seul le
patient restait sceptique, et on le voyait de temps en temps se
tâter le pouls.
Le lendemain de son opération, il disait à ses internes
qui se trouvaient à son
chevet « Mes pauvres enfants, je vais vous ennuyer pendant trois
jours et le
quatrième je m’en irai ».
L’anurie
restant complète,
ses forces déclinent petit à petit, et le docteur Guinard
meurt des suites de
ses blessures à l’Hôtel-Dieu, le 17 juin 1911,
à 1h45, entouré de sa famille,
de ses amis, et de ses élèves, après avoir
reçu les derniers sacrements par un
prêtre de ses amis qu'il avait fait demander. La
déclaration de ce décès est
faite à la mairie du 4ème arrondissement de Paris le
même jour à 15h00, par
Jean Grange et Baptiste Lefeuvre, employés de
l’hôpital. Aimé Guinard est mort
avec beaucoup de stoïcisme, sans se plaindre de son sort, ni de la
douleur,
disant simplement : « Moi qui croyais ne pas avoir un seul
ennemi ». Son
corps, une fois l'autopsie pratiquée, fut exposé dans une
chapelle ardente dans
la cour d'honneur de l'hôtel-Dieu, veillé par un interne.
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Selon la tradition familiale,
et au vu de l'éloge faite de lui par le docteur Rochard, disant
qu'il a été
assassiné par un fou, il semblerait que Candido Herrero ait
été interné dans un
hôpital psychiatrique, car on ne trouve aucune trace de jugement
dans les
chroniques judiciaires, ni dans la Presse.
L’un des
premiers hommages à
la mémoire de cet éminent chirurgien, fut que, dès
la nouvelle connue, un
grand nombre de personnalités du monde médical et du
monde politique
soient venus à l'Hôtel-Dieu pour tenter de voir ou d'avoir
des nouvelles du
blessé. Ils ne furent cependant pas admis à la visite,
compte tenu de l'état du
patient. D'autre part, le Président du Conseil Municipal de
Paris a fait
prendre de ses nouvelles. Un certain nombre de Sénateurs ont
pris en plus
l'initiative d'une pétition, à destination du Ministre de
l'Intérieur, dans
laquelle ils demandent la croix de la Légion d'honneur pour le
docteur Guinard.
La Ville de Paris, à l'annonce du décès,
décida de prendre à sa charge les
funérailles.
Le 15 janvier 1913,
lors de la séance annuelle de la Société de
Chirurgie, le docteur E. Rochard prononçait devant cette
assemblée une éloge du
docteur Guinard. Ce
discours fut par la
suite édité sous forme d’un fascicule, que l'on
peut consulter notamment aux
Archives des l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.
Le mardi 24 juin 1913, à 11h00, dans la
cour d'honneur de
l'Hôtel-Dieu, est inauguré un monument érigé
à la mémoire du docteur Guinard.
Ses amis et ses élèves « pour commémorer ce
triste événement et perpétuer le
souvenir de ce savant et de cet homme de bien » avaient
constitué un Comité,
dont le président fut Monsieur G. Mesureur, membre de
l’Académie de Médecine et
Directeur de l’Assistance Publique. Le Comité avait
décidé l’érection de ce
monument à quelques pas de l’endroit même où
le docteur Guinard était tombé,
victime de son devoir professionnel. Ce monument se trouve dans la cour
d’honneur de l’Hôtel-Dieu, contre le mur, à
gauche de l’entrée, faisant le
pendant au monument consacré aux internes victimes de leur
dévouement, lui-même
érigé en 1902.
La réalisation du monument avait été
confiée au
sculpteur Henri Couteilhas. Il est en pierre, avec un médaillon
en marbre
blanc, et représente une femme figurant le souvenir,
assise sur le socle
et tendant une palme vers l’image du docteur Guinard, dont le
portrait est
reproduit dans le médaillon. Une simple inscription est
gravée : "Au
docteur Guinard (1856-1911) ".
Par une
décision rendue le 16
janvier 1930, le Conseil de Surveillance de l’Assistance Publique
des Hôpitaux
de Paris émet l’avis qu’il y a lieu de donner
à l’une des salles non encore
dénommées de l’Hôpital Saint-Louis le nom de
salle Aimé-Guinard (Archives AP-HP,
cote 1L65).
Ce même Conseil de Surveillance, par une
décision en date du 20
octobre 1932, émet l’avis qu’il y a lieu de donner
le nom de Guinard à la «
salle Harvey prolongée » de l’Hospice d’Ivry
(Archives AP-HP, cote 1L68).
Toujours ce même Conseil de
Surveillance, par une décision en date du 24 novembre 1932,
« émet l’avis qu’il
y a lieu » d’attribuer le nom de Guinard à
l’une des salles de chirurgie de
l’hôpital Bichat (Archives AP-HP, cote 1L68).
Cet article a
été écrit en hommage
à cet éminent chirurgien, membre de ma famille,
l’année 2006 étant le
cent-cinquantenaire de sa naissance. Mais plutôt que de se lancer
dans je ne
sais quelle diatribe, laissons parler la Presse, et surtout ceux qui
l’on
connu, estimé et apprécié :
- « C’était,
dans
toute la plénitude du terme, un maître, d’un savoir
éprouvé, d’une conscience
admirable. Sa bonté, enfin, était proverbiale parmi ceux
qui avaient eu la
fortune de l’approcher. Sa fin stoïque a été
celle d’un héros, d’un martyr du
devoir. », dans un article de l’Illustration.
- « Un homme du plus haut
mérite, d’un grand
savoir, d’une bonhomie délicieuse et d’une
inépuisable bonté », dans le Figaro.
- « une vie
où la bonté et la douceur
tenaient une si large place. Guinard était, en effet, plein de
sollicitudes
pour ses malades ; il avait une très haute conscience de la
lourde tâche qui
incombe au médecin, et il s’en acquittait scrupuleusement,
s’efforçant toujours
de soulager le corps en réconfortant l’âme »
par Albert Prieur.
- « Il
était bon, naturellement bon, comme si cette précieuse
qualité était une jolie
émanation de lui-même, et soit qu’elle se
manifestât par une assistance
matérielle, soit qu’elle prît la forme de
consolations morales, sa bonté était
inlassable. Tous ses élèves tous ses amis en savent
quelque chose. Il avait la
main qui secourt, la parole qui touche, le regard qui va au cœur,
et tout cela
était fait avec une modestie, une discrétion telles
qu’on aurait pu croire que
c’était lui qui était obligé ; il ne fallait
du reste pas lui adresser de
remerciements ; il vous aurait répondu que la bonté
trouve en elle-même sa
récompense, qu’il ne faut pas admirer ceux qui savent
donner, mais plaindre
ceux qui ignorent une des joies les plus pures de ce monde.» par
le docteur E.
Rochard, secrétaire général de la
Société de Chirurgie.
- « Voilà plus de
20 ans que je connaissais Guinard. Il était chef de clinique de
Verneuil quand
j’en étais l’interne et j’avais
conservé pour lui, depuis cette heure
lointaine, une véritable affection que ne pouvaient pas ne pas
ressentir tous
ceux auxquels il avait été donné de
l’approcher », par J.L. Faure.