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Note individuelle
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Second enfant du couple. Gendarme de la garde ordinaire du roi du 3 janvier 1693 au 22 mars 1701, puis gendarme de la garde du roi le 15 octobre 1705. Il est le héros involontaire d'une mésaventure qui inspira une pièce de théâtre intitulée Le Borgne.
L'un des gendarmes de la garde ordinaire du Roi, en 1694 (source : Nobiliaire Universel de France, par Nicolas de SAINT-ALLAIS, tome XV, page 216).
Gendarme de la garde ordinaire du Roi du 3 janvier 1693 au 22 mars 1701, puis gendarme de la garde du Roi le 15 octobre 1705. Il est victime d'une mésaventure, dans la nuit du 18 au 19 novembre 1698, en rentrant au pays à l'occasion d'une permission de six mois. Après une soirée arrosée, avec son ami mousquetaire noir de FORT de CASTELNAUDARY, ils montent se coucher. L'un d'eux, pris d'une subite et pressante envie d'uriner, cherche un pot de chambre et, n'en trouvant pas, il soulève la guillotine de sa fenêtre et se soulage. Il n'avait pas vu le deuxième consul BERTRAND, qui passait à ce moment-là et l'arrose. Ce dernier, sentant son honneur bafoué, demande séance tenante réparation à l'hôtelier. Il décide de faire sonner le tocsin de la ville pour appeler du renfort (le tocsin avait alors vocation d'alerte en cas d'incendie ou d'attaque ennemie), d'où un certain affolement. BERTRAND réussit à forcer la porte de l'hôtel et réveille nos deux voyageurs. Dans la lutte qui s'engage, le consul est blessé à l'oeil par une hallebarde de l'un de ses gardes, ce qui met en émoi les habitants accourus en pleine nuit. L'un de nos voyageurs tombe du lit à cause de ce brutal réveil, et même douloureux, car il met même le pied dans le pot de chambre qu'il avait désespérément cherché tout à l'heure, et doit combattre dans cette fâcheuse posture. Les deux hommes se défendent toute la nuit. Sous la pression des vicomtesses de POLIGNAC accourues apporter leur aide pour débloquer la situation, ils se rendent au petit matin, ayant obtenu la promesse d'une libération très rapide. Cette promesse n'est pas tenue, et lorsque le verdict tombe, ils sont condamnés et emprisonnés pour quatre mois dans les geôles ponotes. Cette aventure drôlesque inspire à Antoine CLET, imprimeur du Puy, une pièce de théâtre, intitulée Le Borgne, et publiée en 1703. Les archives familiales conservent un exemplaire manuscrit de cette oeuvre, ce qui laisse à penser qu'elle fut jouée à La Fressange. (source : La Famille de SAGNARD de LA FRESSANGE, une famille noble à Saint Didier en Velay, par Jérôme SAGNARD, pages 10-11).
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