Fiches individuelles


PATOUILLARD Jacques Paul "Eugène"
Entrepreneur, puis rentier

Naissance : février 1846
Décès : 20 novembre 1934 à La Ricamarie 42 dans son appartement, place Raspail

Note individuelle :
Décédé des suites d'une pleurésie, mais ayant gardé toutes ses facultés.
Un de ses cousins, l'abbé Claudius PATOUILLARD, était curé dans le Beaujolais, et est décédé à la maison de retraite pour prêtres de Tarare (Rhône) peut-être en 1940, car la douleur de voir la défaite lui avait causé une attaque. Il y avait aussi des industriels PATOUILLARD à Saint-Etienne, rue Désiré CLAUDE. L'abbé Claudius PATOUILLARD avait une soeur célibatiare, Annette, qui habitait avec lui et une autre, veuve, Marceline, qui avait des descendants à Saint-Chély-d'Apcher en Lozère. Il avait aussi un cousin éloigné prêtre, l'abbé DANSERT, curé de Vauche, puis de la paroisse de La Rivière à Saint-Etienne.
La famille PATOUILLARD était originaire de Riotord (aisni nommé à cause de quatre rios, petites rivières qui se tortillent dans le Barrez, peut-être en Ardèche). L'ancêtre était marchand de vins et de bois. Au moment de la guerre des Camisards, sous Louis XIV, une partie de la famille, protestante, serait partie dans le sud du Massif Central. A la Comédie Française à Paris est gravé le nom de l'architecte PATOUILLARD-DEMARIANE. Dans les expositions de champignons, on peut en voir un du nom d'inceybe(?) de Patouillard, non comestible. En 1993, il y avait à Guingamp un footballeur qui s'appelle Frédéric PATOUILLARD.
Le gérant des immeubles d'Eugène PATOUILLARD disait aux petits enfants de ce dernier, sans qu'on le lui demande : "Vous êtes cousins des ROCHETAILLEE". Il étaient aussi cousins d'autres familles de la noblesse de la région moins connues.
Eugène fit de brillantes études à Valbenoite, puis au collège de Saint-Etienne. Sa mère, veuve, le chargea de l'aider pour gérer l'entreprise de transport de la famille à La Ricamarie, ce qui interrompit ses études et l'empêcha de devenir ingénieur des Mines, à son grand regret. Cette entreprise de transport avait été concurrencée par l'établissement de la ligne des troleys entre La Ricamarie et Saint-Etienne et dans toute la vallée de l'Ondaine. Il préféra donc la liquider et devint industriel. Il avait une fabrique de terre réfractaire qui prospéra et il fournit des briques à de nombreuses mines de la région, notamment pour des cheminées. L'usine était à l'emplacement de l'église moderne de Cotatay en bordure de la route. Il fit construire à Trenclin, au Chambon et des immeubles place Raspail à La Ricamarie. Pouvant vivre de ses rentes et retiré des affaires, il allait souvent avec son épouse passer les hivers en Algérie ou en Tunisie avant 1914.
(source : Courriers de Marie-Madeleine PATOUILLARD).



                     


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